"L'enterprise AI à la portée de tous", tel était le titre donné à la conférence EGG Paris 2019 de Dataiku qui s'est déroulée le 7 novembre dernier à la Maison de la Mutualité. Forecasting AI avait fait le court déplacement pour vous livrer son retour d'expérience en deux actes.

Vous l'avez raté ou n'étiez carrément pas invité ? Pas de panique, Forecasting AI revient pour vous sur la conférence EGG Paris 2019 organisée par Dataiku début novembre à la Maison de la Mutualité.

EGG, c'est quoi ?

La conférence EGG, c'est d'abord un événement organisé par Dataiku aussi bien à Paris, Londres, New-York que San Francisco. Au vu de l'intérêt grandissant des populations pour l'Intelligence Artificielle dans une période, dirons-nous, de transition entre un passé industriel et un futur écologique que beaucoup de personnes appellent de leur propre vœu, Dataiku s'est donc naturellement dit qu'il y a avait matière à créer un tel événement. L'EGG, c'est un peu la naissance d'une nouvelle société métamorphosée grâce aux nouvelles technologies en général et à l'IA en particulier.

Elle a pour vocation d'être la plus grande conférence dédiée à l’IA d’Entreprise. Elle est aussi l'occasion pour les plus grandes entreprises comme Microsoft, OVH ou La Poste de présenter leurs innovations dans leurs projets d'IA et de science des données à un public trié sur le volet (savant mélange de prospects, de collaborateurs ou de sociétés partenaires).

La conférence EGG de Dataiku DSS a réuni du monde à la Maison de la Mutualité. (Dataiku)

"L'avènement du cloud préfigure l'explosion des volumes de données et la diversification des sources d'informations digitales qui vont contribuer à alimenter et à nourrir les stratégies des entreprises, à la recherche de plus de performance, de réactivité et de productivité". C'est par ces mots que Florian Douetteau, le CEO de Dataiku, résume l'importance de tenir une conférence "dédiée à la Data Science et à l'enterprise AI." Et de préciser : "Face à ces enjeux business, l'IA joue un rôle prépondérant pour faciliter le travail collaboratif des équipes métiers, fonctionnelles et IT et permettre ainsi l'inclusion des connaissances et des savoir-faire détenus par l'ensemble des humains au sein de l'entreprise."

C'est d'ailleurs lui qui ouvrait le bal de cette folle journée (ou pas) avec une keynote d'ouverture sobrement baptisée "Can we Make AI Likeable". Une keynote dont on ne vous parlera pas ! Oui, nous sommes comme ça chez Forecasting AI. Mais, comme nous sentons une pointe d'amertume monter en vous, on vous explique quand même pourquoi. Cette keynote d'inauguration est en effet une simple reprise d'un discours en date du 17 septembre 2019 déjà disponible sur Youtube... Du réchauffé ? On vous laisse seul(e) juge mais nous ferons donc l'impasse sur cette présentation (que vous pouvez tout de même voir confortablement installé(e) devant votre écran si vous le souhaitez).

Microsoft et l'IA responsable...

En tout cas, les bases étaient posées, il ne restait plus qu'aux orateurs à entrer en lice, à prendre possession de la grande scène de la Maison de la Mutualité pour parler d'IA responsable, d'IA sémantique ou encore de data gouvernance. Un programme chargé, dense, très (trop ?) dense avec Bernard Ourghanlian, Chief Technology & Security Officer de Microsoft, pour succéder à Florian Douetteau et lancer définitivement la journée ! Chacun avait ainsi droit à quinze minutes de parole sur des thématiques liées à la data ou à l'IA.

Cela pourrait peut-être prêter à sourire mais Microsoft, du moins son représentant, a donc commencé par parler d'IA et de responsabilités. Que doit-on retenir de ces quinze minutes ? Eh bien que l'Intelligence Artificielle a d'abord un impact sociétal et technologique sur des questions comme l'emploi, la distribution de la richesse ou encore la sécurité. Qu'elle ne peut par conséquent rester trop longtemps éloignée de l'éthique pour être équitable, fiable, sure ou encore inclusive et responsable. Bernard Ourghanlian a ensuite précisé le choix de Microsoft de créer un comité d'éthique baptisé AETHER (AI and Ethics in Engineering and Research) avec des experts venus de tous horizons. L'objectif est simple : juger de la faisabilité du projet en fonction de la question éthique. Quel sera le but du système ? Aura-t-il un impact positif sur les personnes et la société ? Quelle sera sa capacité technologique ? Sera-t-il de qualité et/ou fiable ? Enfin, son utilisation sera-t-elle sensible et aura-t-elle un impact considérable sur les personnes et la société ? Sans oublier de préciser que tous les salariés de Microsoft sont sensibilisés justement aux questions éthiques, Bernard Ourghanlian indique par conséquent que plusieurs projets ont déjà été retoqués par le comité d'éthique mis en place par Microsoft.

La Poste, la transformation c'est maintenant

C'était alors au tour de Pierre-Etienne Bardin, Chief Data Officer & Head of Analytics, de rentrer dans l'"arêne" pour évoquer la place de la data au sein du groupe La Poste. Au programme, un plan d'attaque en 4 actes pour devenir une entreprise data-driven sans passer par la création d'un datalake from scratch. Quatre étapes, que nous a détaillées le CDO, ont été nécessaires à cette transformation en mettant en avant la création de la valeur avant le passage à l'échelle.

Pierre Etienne Bardin livre les 4 piliers du groupe La Poste pour que l’entreprise soit data driven. (DR)

Pour ce faire, il a d'abord fallu sensibiliser par des sessions d'e-learning ou d'awareness les équipes à l'IA, à l'éthique ou à la data et à sa charte. Une première étape que Pierre-Etienne Bardin appelle la "Data D of DNA" et qui précède la "Data as an asset". Il s'agit là de maîtriser ses données, leur gouvernance ou encore de disposer des certifications RGPD et autres conformités. Enfin, La Poste a in fine créé un Public Data Lake (réservé aux seuls employés de La Poste mais démocratique) avant de passer aux cas d'usage basés sur l'IA permettant un meilleur ROI et de motiver les experts métiers.

Plus tard dans la matinée, ce sont OVHcloud, ENGIE ou encore l'UNICEF, Levi's et BNP Paribas qui ont pris le relais sur la grande scène pour évoquer la transformation de leurs activités liées à l'émergence de la data et de l'IA. L'après-midi était elle à la carte avec des ateliers plus spécifiques et d'une durée plus longue (30 minutes contre 15) en fonction de la salle choisie parmi les trois à disposition. Vous pouviez alors entendre parler au choix de Data SEO avec l'entreprise de formation du même nom, d'Intelligence Artificielle et de data pour nettoyer les océans avec The Ocean Clean Up ou encore d'état de l'art et de bonnes pratiques pour l'IA avec Dataiku sous python. Des cas d'usage que nous vous détailleront lors de notre second rendez-vous sur le sujet.


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